Quand louise se prend pour un poète en mal existensiel...

Quand louise se prend pour un poète en mal existensiel...
Décadence, mère chérie, je suis ta créature
Sur ma peau la morsure de ta mélancolie
Où mes lèvres avides suceront ton lait béni
D'un soif maladive comblée par ton cyanure

Décadence mère honnie, quelles obscènes injures
S'échapperont de mes lèvres devenues les tiennes?
Ciel, je ne médis pas de tes mamelles hautaines,
D'une douceur angélique et d'une parfaite allure!!

Je contemple à tout heure ta tentation charmante
Cette fille de mon ennui cette succube entétante
Cette méprisable amante, décadence chère amie

Pour toi mille fois, j'ai bu la coupe jusqu'à la lie
M'imbibant sans répis des vapeurs obsédantes
De ton haleine bénie. Décadence, mère amante.

# Posted on Saturday, 08 September 2007 at 10:36 AM

Edited on Saturday, 08 September 2007 at 6:28 PM

...

...
Amertume d'une vie sans saveur
Chant pour un cosmos amer

Amertume d'un parfum sans odeur
Chant pour un souffle de vie sans air

Amertume d'un rêve de lumière,
Illusion d'un univers terne

Amertume d'un plaisir sans bonheur
Chant las et à peine organique

Fantômes sans yeux d'un orgueil pathétique
Chant pour la mort, ce sein maternel
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# Posted on Saturday, 08 September 2007 at 10:06 AM

Edited on Saturday, 08 September 2007 at 5:36 PM

-A quoi est ce que cela sert? -Cela ne sert à rien, c'est beau n'est ce pas suffisant?

-A quoi est ce que cela sert? -Cela ne sert à rien, c'est beau n'est ce pas suffisant?
Un immense miroir triste et vide
Où les émotions se détruisent
Où les esprits qui les saisissent
Ne déchiffrent pas l'envoutement


Où les souvenirs partent et glissent
Comme de transparentes néréides
Vers le bleu des horizons lisses
Qui se dessinent pâles et distants


Envellopés dans le suaire`
D'un astre saignant sa lumière
Rouge sous son prochain sommeil
Les images restent des esquisses


Se meurent sous le traîneau de l'air
Les gémissements du voile vermeil
Se fondent ces clichés éphémères
Dans les eaux qui les réunissent


Mais au loin vers l'horizon trouble
D'un lointain halo d'écarlate
Une larme, un rêve gorgé de doute
Fut comme une douleur dans son âme

# Posted on Saturday, 08 September 2007 at 9:50 AM

Edited on Saturday, 08 September 2007 at 4:24 PM

Ya des textes qui veulent po vous lâcher

Ya des textes qui veulent po vous lâcher

J'ai fait un pacte avec la prostitution afin de semer le désordre dans les familles. Je me rappelle la nuit qui précéda cette dangereuse liaison. Je vis devant moi un tombeau. J'entendis un ver luisant, grand comme une maison, qui me dit: « Je vais t'éclairer. Lis l'inscription. Ce n'est pas de moi que vient cet ordre suprême. » Une vaste lumière couleur de sang, à l'aspect de laquelle mes mâchoires claquèrent et mes bras tombèrent inertes, se répandit dans les airs jusqu'à l'horizon. Je m'appuyai contre une muraille en ruine, car j'allais tomber, et je lus: « Ci-gît un adolescent qui mourut poitrinaire: vous savez pourquoi. Ne priez pas pour lui. » Beaucoup d'hommes n'auraient peut-être pas eu autant de courage que moi. Pendant ce temps, une belle femme nue vint se coucher à mes pieds. Moi, à elle, avec une figure triste: « Tu peux te relever. » Je lui tendis la main avec laquelle le fratricide égorge sa soeur. Le ver luisant, à moi: « Toi, prends une pierre et tue-la. -- Pourquoi? lui dis-je. » Lui, à moi: « Prends garde à toi; le plus faible, parce que je suis le plus fort. Celle-ci s'appelle Prostitution. » Les larmes dans les yeux, la rage dans le coeur, je sentis naître en moi une force inconnue. Je pris une grosse pierre; après bien des efforts, je la soulevai avec peine jusqu'à la hauteur de ma poitrine; je la mis sur l'épaule avec les bras. Je gravis une montagne jusqu'au sommet : de là, j'écrasai le ver luisant. Sa tête s'enfonça sous le sol d'une
grandeur d'homme; la pierre rebondit jusqu'à la hauteur de six églises. Elle alla retomber dans un lac, dont les eaux s'abaissèrent un instant, tournoyantes, en creusant un immense cône renversé. Le calme reparut à la surface; la lumière de sang ne brilla plus. « Hélas! hélas! s'écria la belle femme nue; qu'à tu fait? » Moi, à elle : « Je te préfère à lui; parce que j'ai pitié des malheureux. Ce n'est pas ta faute, si la justice éternelle t'a créée. » Elle, à moi: « Un jour, les hommes me rendront justice; je ne t'en dis pas davantage. Laisse-moi partir, pour aller cacher au fond de la mer ma tristesse infinie. Il n'y a que toi et les monstres hideux qui grouillent dans ces noirs abîmes, qui ne me méprisent pas. Tu es bon. Adieu, toi qui m'as aimée! » Moi, à elle: « Adieu! Encore une fois: adieu! Je t'aimerai toujours!... Dès aujourd'hui, j'abandonne la vertu. » C'est pourquoi, ô peuples, quand vous entendrez le vent d'hiver gémir sur la mer et près de ses bords, ou au dessus des grandes villes, qui, depuis longtemps, ont pris le deuil pour moi, ou à travers les froides régions polaires, dites: « Ce n'est pas l'esprit de Dieu qui passe: ce n'est que le soupir aigu de la prostitution, uni avec les gémissements graves du Montévidéen. » Enfants, c'est moi qui vous le dis. Alors, pleins de miséricorde, agenouillez-vous; et que les hommes, plus nombreux que les poux, fassent de longues prières.
Conte de Lautréamont

# Posted on Saturday, 25 August 2007 at 2:23 PM

Une histoire...d'amour?

Une histoire...d'amour?
Tes yeux verts s'étaient clos tels des roses la nuit
Blottie sur mon épaule tu reposais tranquille
Où aucun mauvais rêve n'agitait tes longs cils
Silencieuse et belle te plongeant dans l'oubli

Moi je veillais muette, caressant ton visage
Cherchant un douc sommeil dans l'odeur de tes seins
Et je me demandais, caressant de mes mains
Ton échine pâle et nue et ta bouche tendre et sage:

Amour est ce ta lumière qui éclaire notre idylle?
Ou est ce juste la lune qui éclaire la nuit

# Posted on Saturday, 25 August 2007 at 2:03 PM

Edited on Sunday, 26 August 2007 at 3:04 PM